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Psychopraticien Gestalt thérapie Valenciennes - psy psychothérapie

Pour aller plus loin

La Gestalt-thérapie prouve scientifiquement son efficacité


Pendant longtemps, la Gestalt-thérapie s’est principalement définie par son approche qualitative, privilégiant le récit de l'expérience vécue et la singularité de la relation thérapeutique. Si cette dimension humaine fait sa richesse, elle a pu, par le passé, rendre complexe son évaluation par les standards de la recherche quantitative. La publication de l'étude THEGETCI dans la revue Frontiers in Psychiatry marque à ce titre une étape intéressante : elle propose de mettre en lumière, par des outils de mesure reconnus, les processus de changement à l'œuvre dans cette pratique.


Une démarche d'observation à grande échelle

Cette recherche ne se présente pas comme une démonstration isolée, mais comme le fruit d'une collaboration entre des praticiens de terrain (issus de l'IFGT de Limoges et de Gestalt-plus à Rennes) et le monde hospitalo-universitaire (le CHU de Limoges). Sous la direction d'une équipe pluridisciplinaire menée par le Dr Benjamin Calvet et le Pr Jean-Pierre Clément, 319 patients ont accepté de participer à ce protocole d'observation au cours de leur suivi thérapeutique.

L'étude s'est appuyée sur un instrument de mesure de la personnalité de référence : le TCI-125 de Cloninger. Pour les non-initiés, cet outil permet de distinguer ce qui relève du tempérament (les tendances biologiques) et du caractère (les dimensions de la personnalité qui évoluent au fil des expériences). C’est sur cette capacité de maturation du caractère que l'étude a porté son attention.


Des observations cliniques significatives

L'analyse des données recueillies après une trentaine de séances met en évidence des évolutions notables chez une majorité de participants souffrant initialement de troubles anxieux ou de moments de fragilité dépressive.

Le premier constat concerne une diminution des scores d'anxiété et de détresse psychologique. Mais au-delà de l'apaisement des symptômes, l'étude souligne une progression dans les dimensions de la personnalité qui favorisent l'autonomie. On note ainsi une hausse de ce que les chercheurs appellent l'Auto-détermination. Pour le patient, cela se traduit par une capacité accrue à réguler ses comportements en accord avec ses propres valeurs, ainsi qu'une amélioration de l'estime de soi.

Parallèlement, les résultats indiquent une baisse de l'Évitement du danger. Ce changement suggère une réduction de l'inhibition et une meilleure disposition à affronter l'incertitude. En Gestalt-thérapie, cela correspond à une plus grande capacité d'« ajustement créateur » : la personne parvient peu à peu à sortir de ses automatismes pour répondre de manière plus souple et adaptée aux défis de son environnement.


Une contribution à la reconnaissance de l'approche

Plutôt que de clore le débat, l'étude THEGETCI ouvre des perspectives de réflexion. Elle suggère que l'attention portée par le thérapeute au "ici et maintenant" et à la qualité du contact favorise une maturation réelle du caractère. Elle tend à montrer que la Gestalt-thérapie ne se limite pas à un soutien ponctuel, mais accompagne un processus de changement structurel chez l'individu.

En proposant ces résultats à la communauté scientifique internationale, les auteurs ne cherchent pas à réduire la thérapie à des chiffres, mais à offrir un socle de confiance supplémentaire pour les patients et les professionnels. Cette étude vient confirmer, par une méthodologie rigoureuse, l'utilité de la Gestalt-thérapie dans le paysage actuel des soins psychiques, tout en invitant à poursuivre les recherches pour mieux comprendre la pérennité de ces changements sur le long terme.


Source : Calvet B, Vallejo J-L, Plu Y and Clément J-P (2025). Use of the Temperament and Character Inventory to describe the effectiveness of Gestalt therapy. Front. Psychiatry 16:1280954.

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Découvrir la PGRO (Psychothérapie Gestaltiste des Relations d'Objet)

C'est un peu comme apprendre à regarder ses relations avec une nouvelle paire de lunettes. Si le nom peut paraître impressionnant, la démarche, elle, est profondément humaine et ancrée dans le quotidien.

Voici les principaux éléments pour comprendre cette approche qui aide à transformer nos manières d'aimer, de travailler et de vivre avec les autres.


C’est quoi, au juste, la PGRO ?

Pour comprendre la PGRO, il faut d'abord décoder les lettres PGRO :

  • Gestaltiste : Ce mot vient de l’allemand Gestalt, qui signifie « forme ». En psychologie, cela veut dire qu’on s’intéresse à la personne dans sa globalité (corps, émotions, pensées) et surtout à ce qui se passe ici et maintenant.
  • Relations d'Objet : C'est une expression technique pour dire « nos relations avec les autres ». L'idée est que notre personnalité s'est construite dès l'enfance au contact des personnes importantes (nos parents, par exemple). Ces premières relations ont laissé des « empreintes » qui influencent nos rapports actuels.

En résumé : La PGRO est une thérapie qui explore comment nos habitudes relationnelles passées influencent nos difficultés d'aujourd'hui, afin de nous en libérer.


Le constat de départ : Nous sommes des êtres de lien

L'idée centrale de la PGRO est que nous ne tombons pas en dépression ou en burn-out tout seuls dans notre coin. Nos souffrances naissent souvent dans le lien aux autres.

Nous avons tous développé des « boussoles » intérieures pour naviguer dans nos relations. Par exemple :

  • « Si je montre ma vulnérabilité, on va me rejeter. »
  • « Je dois toujours être fort pour qu'on m'aime. »

Ces mécanismes étaient utiles pour nous protéger quand nous étions enfants, mais à l’âge adulte, ils deviennent souvent des prisons qui nous empêchent d'être vraiment nous-mêmes.


Comment ça se passe en séance ?

Contrairement à l'image classique du psy qui reste silencieux derrière son bureau, le thérapeute PGRO est actif et engagé.

Le "Laboratoire" de la relation

La grande originalité de la PGRO est de considérer la séance de thérapie comme un laboratoire vivant. Ce qui se passe entre vous et le thérapeute est le reflet de ce qui se passe dans votre vie extérieure.

Si vous avez tendance à vouloir faire plaisir à tout le monde au travail, vous essaierez probablement de faire plaisir à votre thérapeute. Au lieu de simplement en parler, vous allez l'observer et le travailler "en direct" avec lui.

L'importance de l'expérience

On ne cherche pas seulement à « comprendre » intellectuellement pourquoi on va mal. On cherche à ressentir et à expérimenter de nouvelles manières d'être. Le thérapeute partage parfois ce qu'il ressent en votre présence pour vous aider à prendre conscience de l'impact que vous avez sur les autres.


Les trois piliers pour mieux comprendre

Pour y voir plus clair, retenez ces trois notions clés :

  1. Le Champ : C'est l'espace entre vous et l'autre. La PGRO ne soigne pas "l'individu", elle soigne "la relation". On regarde comment vous influencez votre environnement et comment il vous influence en retour.
  2. La Reproduction : Sans nous en rendre compte, nous recréons souvent les mêmes scénarios douloureux (choisir le même type de partenaire toxique, se sentir toujours exclu d'un groupe). La thérapie permet de stopper ces répétitions.
  3. Le Changement Paradoxal : En PGRO, on croit que c'est en acceptant pleinement qui l'on est aujourd'hui (avec ses failles et ses blocages) que le changement devient possible. On ne force pas le changement, on l'autorise.


Pourquoi choisir cette approche ?

La PGRO est particulièrement efficace si vous avez l'impression de :

  • Répéter sans cesse les mêmes échecs, amoureux ou professionnels.
  • Souffrir d'un manque d'estime de soi chronique.
  • Avoir du mal à gérer vos émotions ou vos limites avec les autres.
  • Chercher le sens de votre vie, de traverser des états dépressifs
  • …

En travaillant sur la manière dont vous entrez en contact avec le monde, la PGRO vous redonne votre pouvoir d'agir. Vous ne subissez plus vos relations, vous apprenez à les co-créer de manière plus saine et plus satisfaisante.


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Neurosciences et Gestalt : Quand le Corps se Souvient

Pendant des décennies, la psychothérapie s'est largement concentrée sur la narration : raconter son histoire pour guérir. Mais les neurosciences aujourd’hui confirment ce que la Gestalt-thérapie soutient depuis 1951 : le changement ne passe pas par l'analyse intellectuelle, mais par l'expérience vécue ici et maintenant.

La Mémoire Implicite : Le "Savoir-faire" Émotionnel

Contrairement à la mémoire épisodique (qui nous permet de nous souvenir de nos vacances), la mémoire implicite est procédurale et émotionnelle. Elle enregistre nos schémas relationnels dès la petite enfance, bien avant l'acquisition du langage.

  • L'innovation : Les recherches de Daniel Stern et Allan Schore montrent que nos "ajustements créateurs" (la manière dont nous avons appris à interagir pour être aimés ou en sécurité) sont gravés dans les circuits neuronaux sous forme de sensations et de réflexes.
  • L'approche Gestalt : Plutôt que de demander "Pourquoi avez-vous peur ?", le thérapeute invite à observer comment la gorge se serre au moment de prendre la parole. On travaille sur la structure (le comment) plutôt que sur le contenu (le quoi).

La Théorie Polyvagale et la Co-régulation

Le concept de Neuroception, développé par Stephen Porges, est devenu central en 2026. Notre système nerveux scanne en permanence l'environnement à la recherche de signes de danger ou de sécurité.

En séance, le thérapeute utilise sa propre régulation nerveuse pour aider le patient. C'est ce qu'on appelle la co-régulation. L'innovation ici est de voir le thérapeute non pas comme un observateur neutre, mais comme un "résonateur" biologique.


Les Neurones Miroirs et l'Espace "Entre-Deux"

La découverte des neurones miroirs (Rizzolatti) valide scientifiquement la notion de champ en Gestalt. Lorsque le thérapeute ressent une tension ou une tristesse soudaine en présence du patient, ce n'est pas qu'une intuition : c'est une simulation neuronale de l'état interne de l'autre.

Cette "résonance incarnée" permet d'accéder aux couches les plus profondes du traumatisme, là où les mots échouent. On ne guérit pas en comprenant son passé, mais en vivant une expérience émotionnelle correctrice dans le lien présent.


La Plasticité Cérébrale par l'Action

La Gestalt est une thérapie de l'action. En proposant des "expérimentations" (ex: dire "non" à une chaise vide, ou exprimer un besoin à haute voix), on force le cerveau à créer de nouvelles voies synaptiques. La neuroplasticité est stimulée par la nouveauté et l'intensité émotionnelle de l'expérience en cabinet.

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Sources et Références

  • Porges, S. W. (2025). Polyvagal Theory and the Gestalt Encounter: New Perspectives on Safety. Journal of Somatic Psychology.
  • Vallejo, J.-L. & Calvet, B. (2025). Impact de la présence thérapeutique sur la variabilité de la fréquence cardiaque : une étude clinique en Gestalt. Revue de l'EPG.
  • Damasio, A. (2024). L'Erreur de Descartes revisité : Sentir et Connaître. (Nouvelle édition augmentée sur les marqueurs somatiques).
  • Stern, D. N. Le moment présent en psychothérapie. (Ouvrage de référence pour la mémoire implicite).
  • Cahiers de Gestalt-thérapie (2026). Numéro spécial : Neurosciences et phénoménologie : un dialogue nécessaire.
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